De l’idée à l’évènement : l’aventure Voir Autrement
Et si, le temps d’un après-midi, on changeait notre regard sur le handicap visuel ? Avec cinq autres étudiants, j’ai contribué à créer Voir Autrement, un événement solidaire de sensibilisation au profit de l’association Valentin Haüy. De la recherche de partenaires à la communication, de la billetterie à la gestion du budget, nous avons tout mené de A à Z, en équipe. Une aventure humaine et collective qui m’a appris ce que signifie réellement piloter un projet : organiser, coordonner et faire avancer un groupe vers un objectif commun porteur de sens.
Contextualisation
Voir Autrement est un événement solidaire de sensibilisation au handicap visuel, organisé à Saint-Cyr-sur-Loire au profit de l’association Valentin Haüy, engagée depuis plus de 135 ans pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles. À travers un parcours sensoriel à l’aveugle, des ateliers d’initiation au braille, des simulations de troubles visuels et des témoignages, le public était invité à vivre une expérience immersive pour mieux comprendre le quotidien des personnes malvoyantes et non-voyantes.
Ce projet a été porté de bout en bout par une équipe de six étudiants en BUT Techniques de Commercialisation, chacun avec un rôle défini. En tant que responsable partenaire, j’ai piloté le volet financier du projet tout en participant à l’organisation collective : recherche de partenaires, communication, gestion d’une tombola solidaire et coordination jusqu’au jour J. Une démarche complète de pilotage de projet, du premier financement à l’accueil du public.
Analyse des actions mobilisées
Faire connaître l’événement : un plan de communication 360°
Faire connaître l’événement et attirer le public était une condition essentielle de sa réussite. Il fallait toucher des publics variés, sur tous les canaux disponibles, pour générer des inscriptions et de la notoriété.
Nous avons déployé un plan multicanal complet : supports numériques (posts et vidéos sur les réseaux, site internet, emailing), supports physiques (affiche, flyer) et relais médias à forte portée, avec un article dans la Nouvelle République, un passage radio et télévision sur Ici Touraine, ainsi qu’une émission sur Radio Campus.
Un dispositif cohérent où chaque support touche un public et un moment différents. Décrocher des relais presse, radio et télévision a démultiplié la visibilité de l’événement bien au-delà de nos propres réseaux.
Le défi était de garder un message cohérent sur des canaux très différents. Nous l’avons résolu en définissant une identité visuelle et un message communs, déclinés ensuite sur chaque support.
Coordonner l’équipe : le rétroplanning, fil conducteur du projet
Organiser un événement de cette ampleur à six, sur plusieurs mois, imposait une organisation rigoureuse. Sans planification commune, impossible de coordonner les rôles, de tenir les échéances et d’avancer ensemble vers le jour J.
Nous avons construit un rétroplanning fixant les échéances et répartissant les tâches entre les six membres, chacun avec un rôle défini (cheffe de projet, vice-président, partenariats, trésorière, secrétaire, communication). En tant que trésorière, je pilotais le volet financier tout en m’inscrivant dans ce calendrier collectif.
Un outil de pilotage partagé qui a permis à chacun d’avancer en parallèle sans empiéter sur le rôle des autres, tout en gardant une vision d’ensemble. Le rétroplanning a structuré le projet du lancement jusqu’à l’événement.
Nous avons parfois eu du mal à tenir les échéances fixées, faute de points d’étape assez réguliers. La leçon que j’en retire : instaurer des réunions de suivi plus fréquentes pour réajuster le planning en cours de route plutôt que de le subir.
Mesurer la réussite : le questionnaire de satisfaction
Un événement ne se juge pas au ressenti. Après avoir accueilli le public, il fallait mesurer concrètement sa satisfaction pour évaluer la réussite du projet et en tirer des enseignements.
Nous avons conçu et diffusé un questionnaire de satisfaction interrogeant l’expérience vécue, la qualité des animations et l’accueil. Les réponses ont ensuite été analysées pour transformer un ressenti en données concrètes et exploitables.
Un retour fiable qui a permis d’évaluer objectivement la performance de l’événement, d’identifier ses points forts et ses axes d’amélioration, et de capitaliser pour de futurs projets.
La difficulté était d’obtenir assez de réponses pour que les résultats soient représentatifs. Nous avons facilité l’accès au questionnaire (lien en ligne, diffusion directe auprès des participants) afin de recueillir un maximum de retours.
Prise de recul
Auto évaluation de cette expérience
Points maîtrisés
Ce projet m’a permis de développer de réelles compétences en pilotage de projet, notamment dans l’organisation, la coordination d’équipe, la communication multicanale, l’animation digitale et la mesure de la satisfaction. En tant que trésorière, j’ai également appris à gérer un budget, entre recettes de la tombola, partenariats et dépenses, tout en assumant une responsabilité au service du collectif. J’ai surtout compris qu’un projet réussi repose autant sur la rigueur de l’organisation que sur l’engagement de chacun.
Axes d’amélioration
Ma force confirmée est ma capacité à piloter un projet collectif de bout en bout, en assumant mon rôle de trésorière tout en contribuant à la réussite de l’équipe. Cette expérience m’a appris à concilier responsabilité individuelle et travail collectif.
Ma principale difficulté a été de créer des contenus réellement attractifs sur les réseaux sociaux et de gérer certains imprévus lors de la recherche de partenaires.
Pour progresser, je souhaite développer mes compétences en communication digitale et anticiper davantage la prospection afin de mieux gérer les contraintes et les imprévus.
Compétences développées et transférabilité
Ce projet m’a permis de développer une véritable expertise commerciale B2B, de bout en bout. J’ai compris que vendre un partenariat ne consiste pas à proposer de la visibilité, mais à construire de la valeur : partir du besoin réel du client, y apporter une réponse sur mesure, puis défendre son prix en démontrant le retour sur investissement plutôt qu’en le baissant. La dimension négociation m’a particulièrement marquée : apprendre à lire la logique d’achat d’un interlocuteur pour adapter son discours est une compétence que je n’avais jamais autant mobilisée.
Les compétences développées sont directement transférables à tout projet professionnel ou événementiel. Savoir s’organiser en équipe, tenir un rôle précis, communiquer sur plusieurs canaux et analyser ses résultats sont des réflexes durables. Au-delà des compétences, ce projet reste une vraie fierté : nous avons mis en lumière l’Association Valentin Haüy, récolté 900 € et réuni plus de cent participants. Il m’a confirmé qu’un projet porteur de sens, mené avec une équipe soudée, peut allier exigence professionnelle et impact humain, ce que je recherche dans mon parcours.
Commentaires de traces — MyNutriBox
1. Diaporama de pitch (diapositive-mynutribox.pdf)
Contexte du projet Dans le cadre de la SAE entrepreneuriat de deuxième année de BUT TC, notre groupe de sept étudiants a créé MyNutriBox, un concept de box repas de nutrition sportive personnalisées livrées dans des lockers réfrigérés au sein de salles de sport partenaires à Tours. L’objectif final était de pitcher ce projet devant un jury jouant le rôle d’investisseurs.
Place de la trace dans la SAE Le diaporama est le document central de la SAE : c’est lui qui a servi de support au pitch investisseurs. Il synthétise l’ensemble du travail produit sur plusieurs mois — analyse de marché, positionnement, mix marketing, aspects financiers, juridiques et RSE — en 40 diapositives organisées et lisibles. C’est à la fois un outil de présentation orale et une preuve écrite de la cohérence globale du projet.
Organisation et contribution personnelle Le diaporama a été construit collectivement, chaque associé prenant en charge les slides correspondant à sa partie de travail. J’ai personnellement réalisé les diapositives relatives au mix marketing (distribution, processus, preuves physiques) et participé à la mise en forme globale pour assurer une cohérence visuelle entre toutes les parties. La slide de pitch finale a été rédigée à plusieurs mains lors d’une session de travail commune.
Contenu justifiant les AC visés Le diaporama mobilise l’ensemble des apprentissages critiques de la SAE. On y trouve l’analyse PESTEL (diapositive 31), les enjeux RSE traduits en objectifs chiffrés (diapositive 11), l’étude concurrentielle avec graphiques radar (diapositives 6 et 39), la zone de chalandise (diapositive 9), le positionnement et les personas (diapositives 5, 35, 36, 37), le mix 7P illustré (diapositives 7 à 16), les éléments financiers (diapositives 19, 21, 22, 23) et le statut juridique (diapositive 18). Chaque décision est argumentée et reliée à des données de marché ou des choix stratégiques explicites, ce qui prouve une mobilisation réelle et structurée des AC.
Prise de recul et validation Je suis plutôt satisfait du résultat visuel et de la clarté du diaporama. Ce qui m’a le plus appris, c’est la contrainte de synthèse : il fallait rendre accessible en quelques secondes par slide un travail qui représentait des heures d’analyse. Si c’était à refaire, je travaillerais davantage l’accroche des premières slides pour capter l’attention du jury dès les premières secondes, avant d’entrer dans le détail du concept.
2. Étude de marché (etude-marché-mynutribox.pdf)
Contexte du projet MyNutriBox est un projet entrepreneurial de création d’une startup de nutrition sportive, développé en groupe dans le cadre du BUT TC à Tours. Avant de construire quoi que ce soit, il fallait valider que le marché existait, qu’il était porteur, et qu’il y avait une place réelle pour notre concept.
Place de la trace dans la SAE L’étude de marché est le document fondateur du projet. C’est elle qui a légitimé toutes les décisions stratégiques prises ensuite : le positionnement premium, la cible CSP+, le choix de Tours comme zone de lancement, ou encore la sélection des partenaires. Sans cette étude, le projet n’avait pas de socle factuel.
Organisation et contribution personnelle L’étude a été réalisée à plusieurs, avec une répartition par volet. Je me suis occupé de la partie quantitative : recherche de sources chiffrées sur le marché de la nutrition sportive en France et à l’international, exploitation des données et mise en forme des chiffres clés. La partie qualitative (analyse de l’offre existante, identification des concurrents indirects) a été menée conjointement avec Donatien et Tiffanie.
Contenu justifiant les AC visés L’étude mobilise directement les deux premiers AC. Elle contient une analyse PESTEL complète qui diagnostique l’environnement macro — enjeux politiques, économiques, sociaux, technologiques, environnementaux et légaux — en lien avec notre activité. Elle intègre également des données quantitatives solides : 152 M€ de marché en France en 2021, croissance de 8 % par an, TCAC mondial à 9,56 %, 62 % des Gen Y/Z achetant en ligne. Sur le volet qualitatif, elle démontre l’absence de concurrent direct combinant notre offre complète, ce qui valide le positionnement innovant de MyNutriBox. Les enjeux sociaux (image corporelle, manque de temps) et écologiques (circuits courts, produits locaux) y sont clairement identifiés et reliés à des opportunités concrètes pour le projet.
Prise de recul et validation C’est le document que j’ai trouvé le plus formateur car il m’a obligé à aller chercher des sources fiables et à croiser des données parfois contradictoires. J’aurais aimé aller plus loin sur l’étude locale — une enquête terrain auprès des adhérents de salles de sport tourangelles aurait rendu l’étude encore plus solide. C’est un axe d’amélioration que je retiens pour mes prochains projets.
3. Executive Summary (executive-summary-mynutribox.pdf)
Contexte du projet Dans le cadre de la SAE entrepreneuriat, l’équipe MyNutriBox devait produire un document de synthèse professionnel à destination d’investisseurs potentiels. L’executive summary est l’un des livrables finaux imposés par les professeurs, en complément du diaporama de pitch.
Place de la trace dans la SAE L’executive summary est le document qui donne à lire le projet dans sa globalité en une seule page. C’est le premier document qu’un investisseur consulte avant de décider s’il veut en savoir plus. Il devait donc être percutant, structuré et couvrir tous les aspects essentiels : problème, solution, cible, chiffres clés, équipe, engagements et besoins de financement.
Organisation et contribution personnelle J’ai rédigé l’executive summary en binôme avec Tiffanie. Nous avons d’abord listé ensemble tous les éléments indispensables à faire apparaître, puis j’ai pris en charge la mise en forme finale et la rédaction des parties « notre + » et « avantages concurrentiels », en veillant à ce que chaque information soit formulée de manière synthétique et orientée bénéfice investisseur.
Contenu justifiant les AC visés L’executive summary prouve la mobilisation de l’ensemble des AC de la SAE en un seul document. On y retrouve le problème marché chiffré (47 % des Français complexés par leur corps), la solution concrète (box personnalisées + lockers + suivi digital), la cible et le positionnement, les engagements RSE (ODD 3, 12, 13 avec des objectifs mesurables), les chiffres financiers clés (CA prévisionnel sur 3 ans, résultat net année 3 à 129 300 €, besoin de financement à 100 000 €), les KPI, les avantages concurrentiels et la composition de l’équipe. Ce document démontre ma capacité à synthétiser une démarche commerciale complète dans un format professionnel orienté décision.
Prise de recul et validation L’exercice de l’executive summary m’a appris à hiérarchiser l’information — tout ne peut pas rentrer sur une page, il faut choisir ce qui convainc vraiment. C’est une compétence que je perçois comme directement transférable à d’autres contextes : une note de synthèse pour un manager, un dossier de partenariat, ou une proposition commerciale. Je trouve le résultat professionnel, même si avec du recul, j’aurais mis davantage en avant la dimension RSE qui est selon moi l’un de nos vrais points de différenciation.
4. Document juridique (juridique-mynutribox.pdf)
Contexte du projet MyNutriBox est une startup impliquant 7 associés, une activité alimentaire soumise à des normes strictes, et une ambition de croissance nécessitant potentiellement l’entrée d’investisseurs. Le choix du statut juridique était donc une décision stratégique à part entière, pas un simple formalisme administratif.
Place de la trace dans la SAE Le document juridique répond directement à l’un des livrables demandés par les professeurs : choisir et justifier le statut juridique de l’entreprise, en intégrant les notions de contrats et de propriété intellectuelle. Il a également servi de base à la rédaction du contrat de partenariat type avec les salles de sport.
Organisation et contribution personnelle Ce document a été réalisé principalement par Raphaël et moi. J’ai pris en charge la partie analyse comparative des statuts (SAS vs SARL) et la justification du choix de la SAS à l’IS, en m’appuyant sur les cours de droit des sociétés. Raphaël a travaillé sur la partie responsabilité sanitaire et les implications des normes HACCP pour notre activité.
Contenu justifiant l’AC visé Le document démontre la maîtrise des éléments juridiques de l’offre. Il argumente point par point pourquoi la SAS s’impose face à la SARL pour notre configuration : liberté statutaire avec 7 associés, intégration facilitée d’investisseurs, séparation patrimoine personnel/professionnel essentielle dans une activité alimentaire à risque sanitaire. Il traite également la responsabilité civile produit, les obligations HACCP et de traçabilité, la protection de la propriété intellectuelle (marque, contenus, recettes), et le respect du RGPD pour les données clients. Enfin, le contrat de partenariat type formalise les obligations réciproques entre MyNutriBox et les salles partenaires, avec les conditions financières (commission de 0,53 € par repas), la durée, et les clauses de résiliation — ce qui prouve une application concrète des notions juridiques étudiées.
Prise de recul et validation C’est la partie de la SAE qui m’était la moins familière au départ. J’ai dû faire des recherches pour vraiment comprendre les différences entre statuts, et pas juste recopier des définitions. Ce que je retiens surtout, c’est que le choix juridique n’est pas neutre : il a des conséquences directes sur la gouvernance, la fiscalité et la capacité à lever des fonds. C’est une logique que j’appliquerai si je crée un jour ma propre structure.
5. Mix marketing (mix-marketing-mynutribox.pdf)
Contexte du projet Une fois le marché analysé et le positionnement défini, il fallait traduire la stratégie en actions concrètes. Le mix marketing est le document qui détaille comment MyNutriBox se structure opérationnellement pour répondre aux attentes de ses cibles et atteindre ses objectifs commerciaux.
Place de la trace dans la SAE Le mix marketing 7P est le cœur opérationnel du projet. Il transforme le concept en offre réelle, avec des décisions précises sur le produit, le prix, la distribution, la communication, les personnes, le processus et les preuves physiques. C’est le document qui démontre qu’on est passé d’une idée à un modèle commercial structuré.
Organisation et contribution personnelle La rédaction du mix a été répartie entre associés selon les domaines. Je me suis personnellement chargé des politiques de distribution et de processus — deux parties que je trouvais particulièrement intéressantes car elles constituent le cœur de notre innovation logistique (les lockers). J’ai également contribué à la politique de communication en rédigeant la stratégie de contenu en trois phases. Les parties prix et RH ont été traitées respectivement par Donatien et Armance.
Contenu justifiant l’AC visé Ce document est la preuve directe de la mobilisation de l’AC « concevoir un mix étendu pour une offre complexe ». Il couvre les 7P de manière détaillée et cohérente : le produit (box personnalisées par objectif sportif, ingrédients locaux, accompagnement digital), le prix (stratégie d’écrémage à 8,50 € TTC justifiée par la valeur ajoutée face aux 5,10 € de la concurrence), la distribution (circuit court et sélectif, stratégie monocanale, lockers réfrigérés), la communication (mix physique et digital, stratégie de contenu en trois phases), les personnes (équipe fondatrice + salariés + partenaires), le processus (8 étapes du parcours client) et les preuves physiques (lockers, packaging certifié, site web, expertise nutritionnelle). Chaque décision est argumentée et reliée aux objectifs stratégiques du projet, ce qui démontre une approche marketing complète et structurée.
Prise de recul et validation Travailler sur le mix m’a permis de comprendre concrètement comment les 7P s’articulent entre eux — une décision sur le prix impacte la communication, qui impacte le positionnement, qui impacte le choix des partenaires. Ce n’est pas une liste de cases à cocher, c’est un système. C’est probablement la compétence la plus directement réutilisable de toute la SAE, dans n’importe quel contexte commercial ou entrepreneurial.