Créer et piloter un projet entrepreneurial de A à Z

De l'idée au pitch investisseurs : comment sept étudiants ont conçu une startup de nutrition sportive à Tours, en mobilisant ensemble stratégie marketing, analyse de marché, mix étendu, cadre juridique et comptable pour répondre à un vrai besoin du marché.

Contextualisation

Dans le cadre de la deuxième année de BUT Techniques de Commercialisation à l’IUT de Tours, notre groupe de sept associés — Donatien Le Roy, Tiffanie Lair, Aya Senouci, Raphaël Surply, Perrine Cornuault, Armance Gille et moi-même, Ethan Connan — a été mis en situation d’entrepreneuriat réel.

La SAE consistait à créer de toutes pièces un concept de restauration innovant, viable économiquement, ancré dans une démarche responsable, et à le présenter devant un jury jouant le rôle d’investisseurs.

Notre concept : MyNutriBox, une startup proposant des box repas de nutrition sportive personnalisées (prise de masse, perte de poids, tonification, remise en forme), livrées dans des lockers réfrigérés installés directement au sein de salles de sport partenaires à Tours et son agglomération. Les clients gèrent leur abonnement en ligne et récupèrent leurs repas après leur séance, sans contrainte logistique.

Le projet s’est construit sur une semaine intensive, avec une production documentaire complète : étude de marché, mix marketing 7P, executive summary, document juridique, diaporama de pitch.

étapes

Analyse des actions mobilisées

1. Comprendre le marché et ses enjeux pour fonder les décisions stratégiques

Diagnostiquer l’environnement en appréhendant les enjeux sociaux et écologiques · Mettre en œuvre une étude de marché dans un environnement complexe.

Avant toute décision, il fallait comprendre dans quel environnement le projet s’inscrivait. Nous avons conduit une analyse PESTEL qui a révélé un contexte favorable : politiques publiques pro-santé, croissance du marché du fitness, habitudes de consommation en pleine évolution vers le sain et le local, et montée des achats en ligne chez les 25-40 ans. Sur le volet écologique et social — directement lié à notre positionnement — nous avons identifié deux enjeux majeurs : 47 % des Français ne se sentent pas à l’aise avec leur corps, et les attentes autour des circuits courts et des emballages écoresponsables sont de plus en plus fortes. Ces constats ont nourri nos engagements RSE concrets : 85 % minimum de produits locaux, émissions plafonnées à 2,5 kg CO₂ par box, emballages certifiés FSC, livraison via lockers pour supprimer les trajets inutiles. Ils s’inscrivent dans les ODD 3, 12 et 13.

L’étude de marché a ensuite confirmé et chiffré ces intuitions. Sur le plan qualitatif, nous avons identifié une lacune nette : aucun acteur ne combine nutrition personnalisée, box prêtes à consommer, lockers en salle de sport et suivi digital. Les concurrents directs (HelloFresh, Comme J’aime, Cheef, Seazon, FoodChéri) sont fragmentés et non intégrés à la pratique sportive. Sur le plan quantitatif, le marché français de la nutrition sportive dépasse 152 M€ avec une croissance de 8 % par an, les produits protéinés représentent 82 % du marché, et 62 % des Gen Y/Z préfèrent acheter en ligne — autant de signaux validant la pertinence du concept. Localement, des graphiques radar comparant les salles de sport tourangelles sur cinq critères (qualité, prix, notoriété, appréciation, niveau des adhérents) ont guidé la sélection de nos 7 partenaires et la définition d’une zone de chalandise de 15 km autour de Ballan-Miré.

Besoins de plus d’informations, Voir les diapositives :  Analyse PESTEL p31, Analyse concurrentielle p6 et p39, Enjeux RSE p11, zone de chalandise p9

2. Mettre en place une stratégie marketing dans un environnement complexe

La stratégie marketing s’est construite autour d’un positionnement clair et différenciant.

Segmentation et ciblage :

  • Cible principale (B2B) : salles de sport, studios de yoga et pilates haut de gamme situés à Tours et son agglomération — sélectionnées selon des critères de qualité, notoriété et adéquation avec notre positionnement. 7 partenaires retenus : L’Orange Bleue, Les Océades, Epicure Social Club, Inspire Yoga-Pilates, Wefit Club, Burpees, IMA.
  • Cible finale (B2C) : femmes et hommes de 25 à 55 ans, CSP+, adhérents de salles de sport, souhaitant améliorer leur image corporelle mais manquant de temps pour cuisiner ou de connaissances nutritionnelles.

Positionnement : nutrition sportive premium, locale et responsable, intégrée directement au lieu d’entraînement.

Deux personas ont été construits pour incarner la cible :

  • Linda, 29 ans, pratiquante de fitness/yoga à Tours Centre, motivation fluctuante, attend simplicité post-entraînement et repas équilibrés.
  • Mathieu, 35 ans, habitant Saint-Avertin, pratique la musculation régulièrement, cherche des repas riches en protéines et des résultats visibles.

La stratégie de communication a été déployée en trois temps — teasing avant lancement, activation au lancement (démonstration lockers, mise en avant des premiers utilisateurs), puis fidélisation post-lancement (témoignages, nouveaux menus, valorisation producteurs).

Voir les diapositives numéro 5, 24, 35, 36, 37 relatives à cette partie.

3. Concevoir un mix étendu pour une offre complexe

Nous avons appliqué le mix marketing 7P pour structurer l’offre dans sa globalité :

Produit — box repas personnalisées selon l’objectif sportif (prise de masse, perte de poids, tonification, remise en forme), élaborées avec des ingrédients frais, locaux et de saison, en partenariat avec deux chefs cuisiniers et une nutritionniste. 95 % des plats visent le Nutri-Score A ou B. 1 box = 14 repas.

Prix — stratégie d’écrémage : 8,50 € TTC par repas (soit 480 € TTC par box mensuelle), contre 5,10 € en moyenne chez les concurrents. Ce prix premium se justifie par la personnalisation, la qualité des ingrédients et le service de proximité.

Distribution — circuit court et sélectif : Producteurs → MyNutriBox → Salle partenaire → Client. Les repas sont déposés dans les lockers réfrigérés par un prestataire de livraison verte, et récupérés par les adhérents après l’entraînement. Stratégie monocanale.

Communication — mix physique (affiches, flyers, signalétique lockers, écrans dans les salles) et digital (Instagram, TikTok, LinkedIn, Facebook, newsletter, site web). Posts de teasing, stories de lancement, contenu vidéo, fiche Google My Business. KPI sociaux : 2 500 abonnés en fin d’année 1, 5 000 en année 2, 10 000 en année 3.

Personnes — équipe de 7 associés, 2 cuisiniers, 1 nutritionniste, 1 diététicien, 1 alternante communication, 1 livreur. Chaque associé cumule gestion opérationnelle, relation partenaires et développement commercial.

Processus — parcours client en 8 étapes : souscription → profil nutritionnel → sélection des repas → préparation → livraison lockers → notification → retrait → suivi digital des résultats.

Preuves physiques — lockers réfrigérés aux couleurs MyNutriBox, packaging premium écoresponsable certifié FSC et Origine France Garantie, site web avec menus et valeurs nutritionnelles, témoignages clients et recommandations des salles partenaires.

Maîtriser les éléments juridiques et comptables de l'offre

Statut juridique : après analyse des options disponibles, nous avons opté pour une SAS (Société par Actions Simplifiée) soumise à l’IS. Ce choix s’imposait pour plusieurs raisons :

  • Liberté statutaire totale pour organiser les pouvoirs entre 7 associés (impossible en SARL).
  • Intégration facilitée d’investisseurs (BSPCE, clauses financières, pactes d’associés).
  • Séparation claire entre patrimoine personnel et professionnel — essentielle dans une activité alimentaire soumise aux normes HACCP et à la responsabilité civile produit.
  • Standard quasi-universel pour les startups françaises.

Un contrat de partenariat type a été rédigé avec l’Orange Bleue (Société SARL, Rennes) pour formaliser les obligations de chaque partie : livraison dans les lockers, mise à disposition de l’espace, promotion auprès des adhérents, commission de 0,53 € par repas vendu.

Prévisions financières :

 Année 1Année 2Année 3
Chiffre d’affaires (HT)650 000 €715 000 €858 000 €
Résultat net-105 343 €-9 566 €+129 317 €
Boxes vendues~6 450~7 100~8 500

Le plan de financement initial s’élève à 317 500 €, dont 282 500 € d’emprunt bancaire et 35 000 € de capitaux propres. Le besoin en financement externe présenté aux investisseurs est de 100 000 €. Le seuil de rentabilité est atteint en année 3, avec une marge nette d’environ 17 %.

Prise de recul

Auto évaluation de cette expérience

Points maîtrisés

La cohérence d’ensemble du projet a été notre point fort. Chaque décision — du prix à la distribution, du statut juridique à la communication — découlait logiquement du positionnement premium défini en amont. J’ai particulièrement développé ma capacité à articuler une analyse de marché avec une stratégie concrète, plutôt que de les traiter comme deux exercices séparés.

Le travail en équipe projet m’a aussi appris à coordonner des livrables produits en parallèle (étude, mix, financier, juridique) tout en maintenant une ligne éditoriale cohérente entre les documents.

Axes d’amélioration

La partie financière a été la plus exigeante. La construction du compte de résultat prévisionnel et du plan de financement sur 3 ans m’a demandé un effort de compréhension important, et je sens que j’aurais gagné à approfondir davantage la logique des charges fixes/variables et le calcul du seuil de rentabilité. C’est une compétence que je dois continuer à développer.

Sur la communication, nos supports digitaux (posts Instagram, stories, post LinkedIn) étaient convaincants visuellement, mais la stratégie de contenu aurait pu être plus détaillée — notamment sur la mesure du ROI des actions digitales au-delà des KPI d’abonnés.

Compétences développées et transférabilité

Cette SAE m’a permis de développer une vision complète du cycle de vie d’une offre commerciale :

  • Analyse stratégique (PESTEL, étude de marché, analyse concurrentielle) — transférable à tout lancement produit, y compris en B2B ou en marketing digital.
  • Construction d’un mix marketing étendu — applicable dans n’importe quel secteur, de la restauration au service numérique.
  • Lecture et construction d’un prévisionnel financier — compétence directement utile en entrepreneuriat, en conseil ou en gestion de business unit.
  • Positionnement et segmentation — des réflexes que j’applique déjà dans mes autres projets, notamment en stage.
  • Travail en équipe projet avec des livrables professionnels à rendre — très proche des conditions réelles d’un travail en agence ou en entreprise.

Surtout, cette expérience m’a montré qu’un bon projet commercial ne repose pas sur une seule bonne idée, mais sur la cohérence entre toutes les décisions qui la concrétisent.

Commentaires de traces — MyNutriBox


1. Diaporama de pitch (diapositive-mynutribox.pdf)

Contexte du projet Dans le cadre de la SAE entrepreneuriat de deuxième année de BUT TC, notre groupe de sept étudiants a créé MyNutriBox, un concept de box repas de nutrition sportive personnalisées livrées dans des lockers réfrigérés au sein de salles de sport partenaires à Tours. L’objectif final était de pitcher ce projet devant un jury jouant le rôle d’investisseurs.

Place de la trace dans la SAE Le diaporama est le document central de la SAE : c’est lui qui a servi de support au pitch investisseurs. Il synthétise l’ensemble du travail produit sur plusieurs mois — analyse de marché, positionnement, mix marketing, aspects financiers, juridiques et RSE — en 40 diapositives organisées et lisibles. C’est à la fois un outil de présentation orale et une preuve écrite de la cohérence globale du projet.

Organisation et contribution personnelle Le diaporama a été construit collectivement, chaque associé prenant en charge les slides correspondant à sa partie de travail. J’ai personnellement réalisé les diapositives relatives au mix marketing (distribution, processus, preuves physiques) et participé à la mise en forme globale pour assurer une cohérence visuelle entre toutes les parties. La slide de pitch finale a été rédigée à plusieurs mains lors d’une session de travail commune.

Contenu justifiant les AC visés Le diaporama mobilise l’ensemble des apprentissages critiques de la SAE. On y trouve l’analyse PESTEL (diapositive 31), les enjeux RSE traduits en objectifs chiffrés (diapositive 11), l’étude concurrentielle avec graphiques radar (diapositives 6 et 39), la zone de chalandise (diapositive 9), le positionnement et les personas (diapositives 5, 35, 36, 37), le mix 7P illustré (diapositives 7 à 16), les éléments financiers (diapositives 19, 21, 22, 23) et le statut juridique (diapositive 18). Chaque décision est argumentée et reliée à des données de marché ou des choix stratégiques explicites, ce qui prouve une mobilisation réelle et structurée des AC.

Prise de recul et validation Je suis plutôt satisfait du résultat visuel et de la clarté du diaporama. Ce qui m’a le plus appris, c’est la contrainte de synthèse : il fallait rendre accessible en quelques secondes par slide un travail qui représentait des heures d’analyse. Si c’était à refaire, je travaillerais davantage l’accroche des premières slides pour capter l’attention du jury dès les premières secondes, avant d’entrer dans le détail du concept.


2. Étude de marché (etude-marché-mynutribox.pdf)

Contexte du projet MyNutriBox est un projet entrepreneurial de création d’une startup de nutrition sportive, développé en groupe dans le cadre du BUT TC à Tours. Avant de construire quoi que ce soit, il fallait valider que le marché existait, qu’il était porteur, et qu’il y avait une place réelle pour notre concept.

Place de la trace dans la SAE L’étude de marché est le document fondateur du projet. C’est elle qui a légitimé toutes les décisions stratégiques prises ensuite : le positionnement premium, la cible CSP+, le choix de Tours comme zone de lancement, ou encore la sélection des partenaires. Sans cette étude, le projet n’avait pas de socle factuel.

Organisation et contribution personnelle L’étude a été réalisée à plusieurs, avec une répartition par volet. Je me suis occupé de la partie quantitative : recherche de sources chiffrées sur le marché de la nutrition sportive en France et à l’international, exploitation des données et mise en forme des chiffres clés. La partie qualitative (analyse de l’offre existante, identification des concurrents indirects) a été menée conjointement avec Donatien et Tiffanie.

Contenu justifiant les AC visés L’étude mobilise directement les deux premiers AC. Elle contient une analyse PESTEL complète qui diagnostique l’environnement macro — enjeux politiques, économiques, sociaux, technologiques, environnementaux et légaux — en lien avec notre activité. Elle intègre également des données quantitatives solides : 152 M€ de marché en France en 2021, croissance de 8 % par an, TCAC mondial à 9,56 %, 62 % des Gen Y/Z achetant en ligne. Sur le volet qualitatif, elle démontre l’absence de concurrent direct combinant notre offre complète, ce qui valide le positionnement innovant de MyNutriBox. Les enjeux sociaux (image corporelle, manque de temps) et écologiques (circuits courts, produits locaux) y sont clairement identifiés et reliés à des opportunités concrètes pour le projet.

Prise de recul et validation C’est le document que j’ai trouvé le plus formateur car il m’a obligé à aller chercher des sources fiables et à croiser des données parfois contradictoires. J’aurais aimé aller plus loin sur l’étude locale — une enquête terrain auprès des adhérents de salles de sport tourangelles aurait rendu l’étude encore plus solide. C’est un axe d’amélioration que je retiens pour mes prochains projets.


3. Executive Summary (executive-summary-mynutribox.pdf)

Contexte du projet Dans le cadre de la SAE entrepreneuriat, l’équipe MyNutriBox devait produire un document de synthèse professionnel à destination d’investisseurs potentiels. L’executive summary est l’un des livrables finaux imposés par les professeurs, en complément du diaporama de pitch.

Place de la trace dans la SAE L’executive summary est le document qui donne à lire le projet dans sa globalité en une seule page. C’est le premier document qu’un investisseur consulte avant de décider s’il veut en savoir plus. Il devait donc être percutant, structuré et couvrir tous les aspects essentiels : problème, solution, cible, chiffres clés, équipe, engagements et besoins de financement.

Organisation et contribution personnelle J’ai rédigé l’executive summary en binôme avec Tiffanie. Nous avons d’abord listé ensemble tous les éléments indispensables à faire apparaître, puis j’ai pris en charge la mise en forme finale et la rédaction des parties « notre + » et « avantages concurrentiels », en veillant à ce que chaque information soit formulée de manière synthétique et orientée bénéfice investisseur.

Contenu justifiant les AC visés L’executive summary prouve la mobilisation de l’ensemble des AC de la SAE en un seul document. On y retrouve le problème marché chiffré (47 % des Français complexés par leur corps), la solution concrète (box personnalisées + lockers + suivi digital), la cible et le positionnement, les engagements RSE (ODD 3, 12, 13 avec des objectifs mesurables), les chiffres financiers clés (CA prévisionnel sur 3 ans, résultat net année 3 à 129 300 €, besoin de financement à 100 000 €), les KPI, les avantages concurrentiels et la composition de l’équipe. Ce document démontre ma capacité à synthétiser une démarche commerciale complète dans un format professionnel orienté décision.

Prise de recul et validation L’exercice de l’executive summary m’a appris à hiérarchiser l’information — tout ne peut pas rentrer sur une page, il faut choisir ce qui convainc vraiment. C’est une compétence que je perçois comme directement transférable à d’autres contextes : une note de synthèse pour un manager, un dossier de partenariat, ou une proposition commerciale. Je trouve le résultat professionnel, même si avec du recul, j’aurais mis davantage en avant la dimension RSE qui est selon moi l’un de nos vrais points de différenciation.


4. Document juridique (juridique-mynutribox.pdf)

Contexte du projet MyNutriBox est une startup impliquant 7 associés, une activité alimentaire soumise à des normes strictes, et une ambition de croissance nécessitant potentiellement l’entrée d’investisseurs. Le choix du statut juridique était donc une décision stratégique à part entière, pas un simple formalisme administratif.

Place de la trace dans la SAE Le document juridique répond directement à l’un des livrables demandés par les professeurs : choisir et justifier le statut juridique de l’entreprise, en intégrant les notions de contrats et de propriété intellectuelle. Il a également servi de base à la rédaction du contrat de partenariat type avec les salles de sport.

Organisation et contribution personnelle Ce document a été réalisé principalement par Raphaël et moi. J’ai pris en charge la partie analyse comparative des statuts (SAS vs SARL) et la justification du choix de la SAS à l’IS, en m’appuyant sur les cours de droit des sociétés. Raphaël a travaillé sur la partie responsabilité sanitaire et les implications des normes HACCP pour notre activité.

Contenu justifiant l’AC visé Le document démontre la maîtrise des éléments juridiques de l’offre. Il argumente point par point pourquoi la SAS s’impose face à la SARL pour notre configuration : liberté statutaire avec 7 associés, intégration facilitée d’investisseurs, séparation patrimoine personnel/professionnel essentielle dans une activité alimentaire à risque sanitaire. Il traite également la responsabilité civile produit, les obligations HACCP et de traçabilité, la protection de la propriété intellectuelle (marque, contenus, recettes), et le respect du RGPD pour les données clients. Enfin, le contrat de partenariat type formalise les obligations réciproques entre MyNutriBox et les salles partenaires, avec les conditions financières (commission de 0,53 € par repas), la durée, et les clauses de résiliation — ce qui prouve une application concrète des notions juridiques étudiées.

Prise de recul et validation C’est la partie de la SAE qui m’était la moins familière au départ. J’ai dû faire des recherches pour vraiment comprendre les différences entre statuts, et pas juste recopier des définitions. Ce que je retiens surtout, c’est que le choix juridique n’est pas neutre : il a des conséquences directes sur la gouvernance, la fiscalité et la capacité à lever des fonds. C’est une logique que j’appliquerai si je crée un jour ma propre structure.


5. Mix marketing (mix-marketing-mynutribox.pdf)

Contexte du projet Une fois le marché analysé et le positionnement défini, il fallait traduire la stratégie en actions concrètes. Le mix marketing est le document qui détaille comment MyNutriBox se structure opérationnellement pour répondre aux attentes de ses cibles et atteindre ses objectifs commerciaux.

Place de la trace dans la SAE Le mix marketing 7P est le cœur opérationnel du projet. Il transforme le concept en offre réelle, avec des décisions précises sur le produit, le prix, la distribution, la communication, les personnes, le processus et les preuves physiques. C’est le document qui démontre qu’on est passé d’une idée à un modèle commercial structuré.

Organisation et contribution personnelle La rédaction du mix a été répartie entre associés selon les domaines. Je me suis personnellement chargé des politiques de distribution et de processus — deux parties que je trouvais particulièrement intéressantes car elles constituent le cœur de notre innovation logistique (les lockers). J’ai également contribué à la politique de communication en rédigeant la stratégie de contenu en trois phases. Les parties prix et RH ont été traitées respectivement par Donatien et Armance.

Contenu justifiant l’AC visé Ce document est la preuve directe de la mobilisation de l’AC « concevoir un mix étendu pour une offre complexe ». Il couvre les 7P de manière détaillée et cohérente : le produit (box personnalisées par objectif sportif, ingrédients locaux, accompagnement digital), le prix (stratégie d’écrémage à 8,50 € TTC justifiée par la valeur ajoutée face aux 5,10 € de la concurrence), la distribution (circuit court et sélectif, stratégie monocanale, lockers réfrigérés), la communication (mix physique et digital, stratégie de contenu en trois phases), les personnes (équipe fondatrice + salariés + partenaires), le processus (8 étapes du parcours client) et les preuves physiques (lockers, packaging certifié, site web, expertise nutritionnelle). Chaque décision est argumentée et reliée aux objectifs stratégiques du projet, ce qui démontre une approche marketing complète et structurée.

Prise de recul et validation Travailler sur le mix m’a permis de comprendre concrètement comment les 7P s’articulent entre eux — une décision sur le prix impacte la communication, qui impacte le positionnement, qui impacte le choix des partenaires. Ce n’est pas une liste de cases à cocher, c’est un système. C’est probablement la compétence la plus directement réutilisable de toute la SAE, dans n’importe quel contexte commercial ou entrepreneurial.